War­ren Richar­son raconte « J’ai cam­pé avec les réfu­giés pen­dant cinq jours à côté de la fron­tière. Un groupe d’environ 200 per­sonnes est arri­vé, et a lon­gé la clô­ture en pas­sant sous les arbres. Ils envoyèrent en pre­mier les femmes et les enfants, puis les pères, et les hommes âgés. J’ai dû suivre cette équi­pée pen­dant envi­ron cinq heures, et nous avons joué au chat et à la sou­ris avec la police toute la nuit. Au moment où j’ai pris cette pho­to, j’étais exté­nué. Il était envi­ron 3 heures du matin, et il était impos­sible d’utiliser un flash, la police essayant de trou­ver ces gens. J’ai donc dû uti­li­ser la seule lumière de la lune. »

Le World Press Pho­to,  Le cli­ché de War­ren Richard­son  a rem­por­té le pre­mier prix World Press Pho­to 2016. Le World Press récom­pense chaque année une cin­quan­taine de pho­to­graphes avec des images diverses et variées  Pour cette édi­tion 2016, six pho­to­graphes ont été récom­pen­sés pour avoir cou­vert et docu­men­té  des repor­tages aux abords des côtes ita­liennes ou des îles grecques, à la limite entre la Tur­quie et la Syrie ou sur les fron­tières hon­groises ou slo­vènes. « Un homme passe un enfant à Roszke, Hon­grie. A la fron­tière ser­bo-hon­groise, le 28 août 2015. »   La fron­tière maté­ria­li­sée par les fils bar­be­lés.  c’est l’enfant qui est au centre de toutes nos  espoirs, celui de vies sau­vées, et celui de l’utilité du tra­vail du pho­to­graphe au plus près de l’événement .

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