Josef Kou­del­ka – La fabrique d’exils

22 février 2017 – 22 mai 2017 –  de 11h à 21h – Gale­rie de pho­to­gra­phies – Centre Pom­pi­dou, Paris

« Être en exil, c’est tout sim­ple­ment le fait d’avoir quit­té son pays et de ne pas pou­voir ren­trer. Chaque exil est une expé­rience indi­vi­duelle, dif­fé­rente. Moi je vou­lais voir le monde et pho­to­gra­phier. Cela fait qua­rante-cinq ans que je voyage. Je ne suis jamais res­té nulle part plus de trois mois. Quand je ne trou­vais plus rien à pho­to­gra­phier, il fal­lait que je parte. Quand j’ai pris la déci­sion de ne pas ren­trer, je savais que je vou­lais déve­lop­per une expé­rience du monde que je ne pou­vais pas envi­sa­ger quand j’étais en Tché­co­slo­va­quie. » – Josef Kou­del­ka, entre­tien avec Chris­tian Cau­jolle, Le Monde, 23 mai 2015.

En 2016, Josef Kou­del­ka décide de faire don au Centre Pom­pi­dou – Musée natio­nal d’art moderne de la tota­li­té des soixante-quinze pho­to­gra­phies d’Exils. L’exposition que lui consacre le Centre Pom­pi­dou réunit les images les plus emblé­ma­tiques du pro­jet, accom­pa­gnées de nom­breux inédits tirés pour l’occasion. Ce par­cours se com­plète d’une extra­or­di­naire série d’autoportraits réa­li­sée par Josef Kou­del­ka au cours de ses voyages et jamais mon­trée jusqu’à pré­sent. L’exposition pré­sente éga­le­ment pour la pre­mière fois les cahiers dans les­quels le pho­to­graphe col­lait ses images selon une orga­ni­sa­tion for­melle ou thé­ma­tique. On a aujourd’hui d’Exils une vision très par­cel­laire, par images iso­lées. L’exposition du Centre Pom­pi­dou donne une repré­sen­ta­tion plus com­plète et plus riche de la série. Elle invite à com­prendre com­ment s’est éla­bo­ré le pro­jet, éclai­rant ain­si pour la pre­mière fois la fabrique d’Exils.

Com­mis­saire : Mnam/Cci, Clé­ment Che­roux, Emma­nuelle Etchecopar-Etchart

PMU, par­te­naire de la Gale­rie de photographies